Ce bouquet mobile
Ne tient qu’à un fil
Un soupir en suspens
L’animera délicatement
Maladresses
Et manque de tendresse
Briseront ses tiges graciles
Et il fanera plus sûrement
Que l’instant présent
Malgré ses épines hostiles
Et ses barricades inutiles
Un baiser délicat
Sans tarder réveillera
Mille pétales de roses
Tout juste écloses
Séchées pour perdurer
Le souvenir de la beauté
Sous la rose d’été
Pure et subtile
Bouquet du matin
Effacera tes chagrins
Bouquet du soir
Sera ton miroir
Bouquet d’hiver
Te sera cher
Bouquet d’été
Pour l’éternité
Celui-ci est éphémère
Ne le réduis pas en poussière
Daniel FRAUENSOHN -mai 2004